
Au regard de l’arrêté ministériel du 21 juillet 2010, consolidé le 9 août 2018, et malgré les mesures de prévention mises en place par la Ville, ce ravageur a fortement progressé en 2014 puis a contaminé l’ensemble du bassin cannois en 2015.
Il colonise de nombreuses espèces de palmiers, avec une préférence pour le Phoenix canariensis, et a également touché certains Phoenix dactylifera sur la commune. Il est essentiel de s’informer pour protéger ce patrimoine arboricole emblématique de la Côte d’Azur.
Dès que les températures dépassent 20°C, il peut se déplacer sur de longues distances, jusqu’à 7 km. Une femelle pond entre 200 et 300 œufs à la base des palmes. L’insecte, à l’état adulte comme larvaire, vit en colonie à l’intérieur du palmier et détruit les tissus pour se nourrir.
Comment identifier le charançon rouge ?
La larve, jaunâtre, mesure environ 5 cm et ne possède pas de pattes. Elle s’installe à la base des palmes et tisse un cocon en fibres végétales avant sa transformation en adulte.
L’adulte mesure entre 2 et 4 cm. De couleur brun acajou, il présente des points noirs sur le thorax et un rostre caractéristique.
Toute intervention doit être réalisée par une entreprise agréée par le service régional de l’alimentation (SRAL) Provence-Alpes-Côte d’Azur, conformément à la réglementation en vigueur (article 15 de l’arrêté national du 21/07/2010), pour assurer la surveillance, le traitement et l’éradication.
Comment reconnaître un palmier infesté ?
Les premiers signes apparaissent tardivement. Une attention particulière doit être portée aux palmes centrales :
- Les palmes présentent des encoches et des cassures
- Une asymétrie du cœur du palmier peut apparaître
- Le bourgeon terminal peut être attaqué, entraînant l’affaissement et le dessèchement des palmes, puis la mort rapide du palmier
- Présence de sciure au sol, sur le stipe ou à la base des palmes
- Présence de galeries à la base des palmes
- Observation de cocons à la périphérie du stipe et dans les rachis
- Présence de suintements bruns et visqueux, notamment sur Phoenix dactylifera
Quelles sont les mesures préventives ?
Que faire en cas de contamination ?
Besoin d'information complémentaire ?